‹ Chefd'œuvre de RotrouChapitre 11 sur 92 · LE DUC DE CIJRLANDE , LE ROI , ALEXANDRE , LE PRINCE , OCTAVE · texte numérisé non relu

LE DUC DE CIJRLANDE , LE ROI , ALEXANDRE , LE PRINCE , OCTAVE

Le Roi.

Etouffez cette haine , ou je prends sa querelle; Duc, saluez le Prince.

Le Prince, l’embrassant avec peine .

O contrainte cruelle i Le Roi.

Et d’une étroite ardeur , unis à l’avenir ,

De vos discords passés perdez le souvenir.

TRAGEDIE

Le Duc.

Pour lui prouver à quoi mon zele me convie y Je voudrois perdre encore et le sang et la vie.

Le Roi.

Assez d’occasions , de sang et de combats ,

Ont signalé pour nous et ce cœur et ce bras ,

Et vous ont trop acquis , par cet illustre zele ,

Tout ce qui d'un mortel rend la gloire immortelle. Mais vos derniers progrès ( qui certes m’ont surpris ) Passent toute créance , et demandent leur prix.

Avec si peu de gens , avoir fait nos frontières D’un si puissant parri les sanglans cimetières ,

Et dans si peu de jours , par d’incroyables faits. Réduit le Moscovite à demander la paix ;

Ce sont des actions dont la rcconnoissance Du plus riche Monarque excède la puissance.

N’exceptez rien aussi de ce que je vous dois ; Demandez : j’en ai mis le prix à votre choix.

Envers votre valeur acquittez ma parole.

Le Duc.

Je vous dois tout, grand Roi.

Le Roi.

Ce respect est frivole.

La parole des Rois est un gage important ,

Qu’ils doivent ( le pouvant ) retirer à l’instant.

Il est d’un prix trop cher pour en laisser la garde : Par le dépôt , la perte , ou l’oubli s’en hasarde.

Le Duc.

Puisque votre bonté me force à recevoir Le loyer d’un tribut , et le prix d’un devoir ;

B HJ

VENCESLAS

Un servage , Seigneur , plus doux que votre empire , Des flammes et des fers sont le prix où j’aspire.

Si d’un cœur consommé d’un amour violent ,

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