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LE DUC, LE ROI, THEODORE, CASSANDRE , LEONOR, GARDES

Le R o ï.

^^ue fait le Prince , Duc ?

Le Duc.

C’est en ce moment , sire, Qu’il est Prince en effet , et qu’il peut sc le dire.

Il semble aux yeux de tous , d’un héroïque effort.

Se préparer plutôt à l’hymen qu’à la mort ;

Et puisque , si remis de tant de violence ,

TRAGEDIE

H n’cst plus en état de m’imposer silence ,

Et m’envier un bien que ce bras m’a produit :

De mes travaux , grand Roi , je demande le fruit. Le Roi.

Il est juste , et fût-il de toute ma province...

Le Duc.

Je me restreins , Seigneur , à la grâce du Prince.

Quoi i

Le Rot.

Le Duc.

J’ai votre parole; et ce dépôt sacré.

Contre votre refus , m’est un gage assuré.

J’ai payé de mon sang , l’heur que j’ose prétendre.

Le Roi.

Quoi ! Frédéric aussi conspire à me surprendre I Quel charme , contre un pere , en faveur de son fils , Suscite et fait parler scs propres ennemis ?

Le Duc.

C’est peu que , pour un Prince , une faute s’efface : L’Etat qu’il doit régir , lui doit bien une grâce.

I.c seul sang de l'Infant par son crime est versé j Mais par son châtiment , tout l’Etat est blessé :

Sa cause , quoiqu’injuste , est la cause publique.

Il n’est pas toujours bon d’être trop politique.

Ce que veut tout l’Etat,- se peut-il dçnicrf £t p ere , devez-vous vous rendre le dernier i

VENCESLAS

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