ORIANE
Je céderois à cette audacieuse !
Oronte, à Elise*
Croyez...
Élise.
J’obéirois à cette impérieuse î Oronte, à Oriane .
Montrez- vous son aînée , et considérez bien.i» Oriane.
Pour la faite enrager je n’épargnerai rien.
Oronte, à Elise.
Montrez-vous sa cadette , et cherchez une voie...
Élise.
A la conrrequarrer je mets toute ma joie.
Oronte.
En vain de vous juger vous m’imposez la lois Que sais-je qui des deux parle lo moins ?
Toutes deux, ensemble .
C’est moi.
Oriane.
Et , par bonnes raisons , je m’en vais vous l’apprendre. ( A peine l'une donne-t-elle le tems à l'autre de parler, ) ÉLISE.
Et, pour en être instruit, vous n’avez qu’à m’entendre.
Or i a n e.
C’est moi qui la première ai formé le dessein. . .
Élise.
Tai pour les grands parleurs conçu tant de dédain....
De captiver ma langue et d’être distinguée.
Élise.
Que du moindre discours j’ai l’ame fatiguée.
( Elles parlent toutes deux ensemble. )
/* fréquente on admire
Pour peu qu’on me<
cela.
lumières.
Élise.
'“regarde on devine.
OROKTE, à toutes les deux.
Vous taisez-vous souvent de cette force-là ?
Tout franc , je ne vois goûte en toutes vos manières.
Je ne vous croyois pas de si courtes
Élise.
C’est pour un grand génie avoir peu de
Pour juger qui de nous étoit digne du
Élise.
Vous ne deviez pas craindre en me donnant le-J
,Je ne sais que vous seul qui put s’
Élise.
Que l’on vous soupçonnât de vous
Toutes deux, ensemble.
Adieu , Monsieur !
( Elles sortent. )
prix.
être mépris.
COMÉDIE