SCENE I ï I
tSOPE. ItARQUE, DORI S.
Do R I S.
Monsieur.
LÉ4RQUI.
Ih ! bien , ;ma fille est-ellesagc ?
Fort sage. .
H ARqB E.
Que fait-elle ?
Elle ronge son frein ,
Trouve le jour obscur , quoiqu’il soit fort serein,
A votre volonté tâche d’8tte rebelle ,
Et la plus sage fille en feroit autant qu’elle.
Où diantre, je vous prie, est votre jugement? Léarqv 6.
J’ai parlé; c’est assez : point de raisonnement. Monsieur lui fait honneur. Dis encor le contraire.
Moi ! non -, m.ü c'est , je crois , tout ce qu'il lui peut faire.
Monsieur a ses raisons , que je ne blâme pas:
S’il aime ma maîtresse il lui voit des appas;
Mais Etipbrosine aussi n’est pas moins raisonnable » Et Monsieur qu’elle hait est assez haïssable.
C’est une vérité que je ne puis trahir :
L’un a raison’ d’aimer , et l’autre de haïr.
Voilà mon sentiment , puisqu’on veut qui c a e.
Ésope.
J’21 près de votre fille une bonne avocate î Qu’en dites-vous ?
Lf arqüî.
Sortez, impudente !
Je sors;
Mois aurez-vous raison quand ie serai dehors! Serez-vous moins gêné par votre conscience!
Ésope.
De l’air dont elle parle en ma propre présence Dieu sait comme en secret je suis sur le tapis !
Je dis la vérité : que dirois-jc de pis ?
Adieu.
( Elle tort. )
COMÉDIE