‹ Chefd'œuvres de BoursaultChapitre 70 sur 108 · SCENE I ï I · texte numérisé non relu

SCENE I ï I

tSOPE. ItARQUE, DORI S.

Do R I S.

Monsieur.

LÉ4RQUI.

Ih ! bien , ;ma fille est-ellesagc ?

Fort sage. .

H ARqB E.

Que fait-elle ?

Elle ronge son frein ,

Trouve le jour obscur , quoiqu’il soit fort serein,

A votre volonté tâche d’8tte rebelle ,

Et la plus sage fille en feroit autant qu’elle.

Où diantre, je vous prie, est votre jugement? Léarqv 6.

J’ai parlé; c’est assez : point de raisonnement. Monsieur lui fait honneur. Dis encor le contraire.

Moi ! non -, m.ü c'est , je crois , tout ce qu'il lui peut faire.

Monsieur a ses raisons , que je ne blâme pas:

S’il aime ma maîtresse il lui voit des appas;

Mais Etipbrosine aussi n’est pas moins raisonnable » Et Monsieur qu’elle hait est assez haïssable.

C’est une vérité que je ne puis trahir :

L’un a raison’ d’aimer , et l’autre de haïr.

Voilà mon sentiment , puisqu’on veut qui c a e.

Ésope.

J’21 près de votre fille une bonne avocate î Qu’en dites-vous ?

Lf arqüî.

Sortez, impudente !

Je sors;

Mois aurez-vous raison quand ie serai dehors! Serez-vous moins gêné par votre conscience!

Ésope.

De l’air dont elle parle en ma propre présence Dieu sait comme en secret je suis sur le tapis !

Je dis la vérité : que dirois-jc de pis ?

Adieu.

( Elle tort. )

COMÉDIE

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