‹ Chefd'œuvres de BoursaultChapitre 76 sur 108 · I.es Pieds ne purent faire un pas · texte numérisé non relu

I.es Pieds ne purent faire un pas

Ui les débiles Mains aller jusqu’à la bouche ;

Et manque de secours l’Estomach rétréci Etant mort par leur faute, ils moururent aussi.’

A peser comme il faut le sens de cette Fable ,

De bonne foi, la plainte est-elle raisonnable ?

En donnant de vos biens une légère parc Le reste en sûreté ne court aucun hasard.

Vous jouissez sans peur de vos fertiles terres :

Elles sont à l’abri du ravage des guerres ,

Et vos riches troupeaux paissent dans vos guérets,

D ij

Comme si Ton étoit dans une pleine paix.

La guerre en quatre.jours au pied de vos murailles » Fcroit plus de dégât que cinquante ans de tailles»

Et de votre repos vos ennemis jaloux ,

S’ils ne l’avoient chez cuxl’apportcroicnt chez, vous. Comme un bon Estomach Crésusavcc usure Sur le corps tout entier répand sa nourriture ,

Et des Membres divers infatigable appui ,

Ii travaille pour eux plus qu’ils ne font pour lui.

A redoubler vos soins ces raisons vous invitent.

Plus l’Estomach est bon , plus les Membres profitent; Quand il a de la force ils sont forts , agissans ,

Et quand il est débile ils sont tous languissans :

C’est une vérité qu’on ne peut mettre en doute.

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