I.es Pieds ne purent faire un pas
Ui les débiles Mains aller jusqu’à la bouche ;
Et manque de secours l’Estomach rétréci Etant mort par leur faute, ils moururent aussi.’
A peser comme il faut le sens de cette Fable ,
De bonne foi, la plainte est-elle raisonnable ?
En donnant de vos biens une légère parc Le reste en sûreté ne court aucun hasard.
Vous jouissez sans peur de vos fertiles terres :
Elles sont à l’abri du ravage des guerres ,
Et vos riches troupeaux paissent dans vos guérets,
D ij
Comme si Ton étoit dans une pleine paix.
La guerre en quatre.jours au pied de vos murailles » Fcroit plus de dégât que cinquante ans de tailles»
Et de votre repos vos ennemis jaloux ,
S’ils ne l’avoient chez cuxl’apportcroicnt chez, vous. Comme un bon Estomach Crésusavcc usure Sur le corps tout entier répand sa nourriture ,
Et des Membres divers infatigable appui ,
Ii travaille pour eux plus qu’ils ne font pour lui.
A redoubler vos soins ces raisons vous invitent.
Plus l’Estomach est bon , plus les Membres profitent; Quand il a de la force ils sont forts , agissans ,
Et quand il est débile ils sont tous languissans :
C’est une vérité qu’on ne peut mettre en doute.