‹ Chefd'œuvres de BoursaultChapitre 84 sur 108 · LÉ A R Q U E · texte numérisé non relu

LÉ A R Q U E

Sors donc, abominable esprits

Je ne sortirai point sans congé par écrit.

E ij

i LES FABLÊS D’ÉSOPE;

Je prétends que l'on sache où mon zclc m’emporte Et par quelle raison vous voulez que je sorte, Uarqvi.

Parce que je le veux. Sors d’ici de ce pas.

Dussiez-vous me tuer , je n’en sortirai pas.

Donnez-moi vingt souflets , c’est ce que je demande î Choisissez quelle joue il vous plaît que je tende , Me voilà prête à tout, hors à me séparer D’une pauvre brebis qu’un loup veut dévorer.

Eh ! Monsieur, rappelez votre tendresse extrême.

Et laissez-moi....

Demeure , et laisse moi , toi-même.

{ A Euphrosine. )

Quelque insolent discours que j’en aie essuyé.

Je vous la rends. Tantôt vous m’en avez prié ;

Mais à condition, c’est moi qui vous l’impose.

Que pour l’amour de moi vous ferez quelque chose. Ésope, qui demain doit être votre époux ,

N’est qu’à demi content s’il ne vous rient de vous:

Il vous doit venir voir , assuré par moi-même Que vous serez sensible à cet honneur extrême ,

Et qu’en fille bien née , et qui sait son devoir , Vous aurez du plaisir à le bien recevoir.

Eaites-moi dire vrai : le voilà qui s’avance.

COMÉDIE

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