‹ Chefd'œuvres de P. CorneilleChapitre 30 sur 92 · L* INFANTE, LÉONOR · texte numérisé non relu

L* INFANTE, LÉONOR

L'IKFAMTE.

S i que dans l'esprit je sens dUnquiëcude l Je pleure ses malheurs ; son amant me ravit » Mon repos m'abandonne , et ma fiamme revit.

Ce qui va séparer Rodrigue de Chimene « Fait renaître à la fois mon espoir et nu peine; Et leur division 9 que je vois à regret t Dans monesprit charmé jette un plaisir secret»

Cette haute vertu , qui régne dans votre ame t Se rend-elle si-tAt i cette lâche fiamme ? • «

Ke la nomme point liche, k présent que che% moîy

Pompeuse et triomphante , elle me fait la loi.

Porte4ui du respect » puisqu'elle m'est si chère ! Ma vertu la combat ; mais malgré moi {'espère^

Et d'un si fol espoh: mon cœur » mal défendu , Vole api:ès im aaMmt que Chimene a. perdu.

Vous laissez choir ainsi ce glorieux courage 1 Bt la ' raison cheft vous perd ainsi son us:^eJ

Ah ! qu'avec»peu d'effet on entend ta- raison 9

Quand le cosur est atteint d'un si charmant posso» !

}x LE C I

Et lorsque le malade aime saiitialadie «

Qu'il a peine à souffrir que Ton y rcmcdic !

Votre espoir vous séduit, votre mal vous est doux ; Mais enân ce Rodrigue esc indigne de vous*

L*IllF ANTB.

Je ne le sais que trop; mais , si ma vertu ccdc , Apprends comme ramour flatte uncœjitqu*il possède. Si Rodrigue une fois sort vainqueur du combat t Si dessous sa valeur ce grand guerrier s'abat , Je puis en fiùre ca$> }e puis Taimer sans honte i Que ne fcra-t-il point , s'il peut vaincre le Comte?

J'ose m'imaginej: qWh ses moindres ej^ploits , Les Royaumes entiers tomberont sous ses loix |. Et mon amour flatteur d<f ja me persuade Que je Ifi voisassis au trône de Grenade »

Les Mores subjugués trembler en Padorant»

L*Aragon recevoir ce nouveau conquérant , Le Portugal se rendre » et ^es nobles joum^ee * Porter de4à les mers ses hautes destinées % Dm sang des Africains arroser ses lauriers ; Enfin tout ce qu'on dit des plus £ameux guerriess # Je l'attends de Rodrigue > après cette victoire, £t £ais daeotiamourun sujet de ma gloire.

Mais» Madame» voyez 04 vous portex son bras Ensuite d'un combat qui , peut»ltre, n*estpâa.

L'iNFA NTE.

Rodrigue est ofiensé, le Comtea£ait l'outrage» lk4on% «ortie cosemblej m fiiui41 davanuge î

TRAGÉDIE. ti

Je veux que ce combat demeure pour certain ; Votre esprit va-t-il pas bien vite pour sa tnain }

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