L* INFANTE, LÉONOR
L'IKFAMTE.
S i que dans l'esprit je sens dUnquiëcude l Je pleure ses malheurs ; son amant me ravit » Mon repos m'abandonne , et ma fiamme revit.
Ce qui va séparer Rodrigue de Chimene « Fait renaître à la fois mon espoir et nu peine; Et leur division 9 que je vois à regret t Dans monesprit charmé jette un plaisir secret»
Cette haute vertu , qui régne dans votre ame t Se rend-elle si-tAt i cette lâche fiamme ? • «
Ke la nomme point liche, k présent que che% moîy
Pompeuse et triomphante , elle me fait la loi.
Porte4ui du respect » puisqu'elle m'est si chère ! Ma vertu la combat ; mais malgré moi {'espère^
Et d'un si fol espoh: mon cœur » mal défendu , Vole api:ès im aaMmt que Chimene a. perdu.
Vous laissez choir ainsi ce glorieux courage 1 Bt la ' raison cheft vous perd ainsi son us:^eJ
Ah ! qu'avec»peu d'effet on entend ta- raison 9
Quand le cosur est atteint d'un si charmant posso» !
}x LE C I
Et lorsque le malade aime saiitialadie «
Qu'il a peine à souffrir que Ton y rcmcdic !
Votre espoir vous séduit, votre mal vous est doux ; Mais enân ce Rodrigue esc indigne de vous*
L*IllF ANTB.
Je ne le sais que trop; mais , si ma vertu ccdc , Apprends comme ramour flatte uncœjitqu*il possède. Si Rodrigue une fois sort vainqueur du combat t Si dessous sa valeur ce grand guerrier s'abat , Je puis en fiùre ca$> }e puis Taimer sans honte i Que ne fcra-t-il point , s'il peut vaincre le Comte?
J'ose m'imaginej: qWh ses moindres ej^ploits , Les Royaumes entiers tomberont sous ses loix |. Et mon amour flatteur d<f ja me persuade Que je Ifi voisassis au trône de Grenade »
Les Mores subjugués trembler en Padorant»
L*Aragon recevoir ce nouveau conquérant , Le Portugal se rendre » et ^es nobles joum^ee * Porter de4à les mers ses hautes destinées % Dm sang des Africains arroser ses lauriers ; Enfin tout ce qu'on dit des plus £ameux guerriess # Je l'attends de Rodrigue > après cette victoire, £t £ais daeotiamourun sujet de ma gloire.
Mais» Madame» voyez 04 vous portex son bras Ensuite d'un combat qui , peut»ltre, n*estpâa.
L'iNFA NTE.
Rodrigue est ofiensé, le Comtea£ait l'outrage» lk4on% «ortie cosemblej m fiiui41 davanuge î
TRAGÉDIE. ti
Je veux que ce combat demeure pour certain ; Votre esprit va-t-il pas bien vite pour sa tnain }