D. F ER N A N D
Non , non > il voit le jour »
Et tè^conserve encore un immuable amours
Tu le posséderas , reprends ton alégresse.
Sire , on pîme de joie , ainsi que de tristesse :
Va
Un excès de plaisir nous rend tout languissans ; Et f quand il smpjçeiidL rame , ii açcable les^ ««ns.
Tu veux qu'en ta faveur nous croyions l*impo$$ibIe^ Chimene y ca 4ioiilcttr a paru trop vi^lo.
Eh bien 1 Sire » ajoutez ce comble ^^mon malheur t Kommei ma panvoison Teffec de ma douleut :
Un juste déplaisir à ce point m'a réduite Son trépas déroboit sa titc k ma pbuxsûitie. * S'il meurt des coups reçus pour le bien du fijt , Ma vengeance est perdue , et mes desseins trahis. Une si belle fin m'est trop inîurièusê: - *^ ' - • Je demande sa mort; mtîsnon pas glorieuse," * Von, pas'dans un éclat qui Téleve si haut » Kon pa»att lit d'honneur ; mair sur un ifohaffiiiul* Qu'il meure pour mon pcrc , et non pour la patrie» Que scMxnpm soit ^ch^ rf^, m^inoke â4/tûe : . . Mourir pouc le pays n!est pas un triste sorti . , C'est s'immoruliser par une belle mort.
Taimedoncsa viaoîTc^et je le puis sans crime : Blie assure TEtat , et me tend ma vicdme ; Mais noble , mais fameuse entre tous les guerriers^i Le chef 9 au lieu de fleurs , couronné de kiuriers i Et , pour dire en un mot ce que j'en considère. Digne d'être immolée aux jpiânes de mon pere«
Hélas ! i quel espoir me Iaissé-|e emporter I Hodrigue, de ma part, n'a rien à redouter.
Que pourroient , coiitre lui , des larmes qu^on méprise ) tQvan Itti xqyk% ToCi^e itPt'M eic UU lieu de franchise è
t4 ta^V C I D, •
Là , solis f otre pouvoir i tout lui devient permis :
Il triomi^ke d<e tûoi comtnc des e]inemis«
Dans leur sang rdpanâtr Ift |ûstice' étouffée ,
Aa crime du vainqucut, sert d*un nouveau trophéfb
Kous en croîMOtiâ' la pibm^ ^ fet le tbéprïs 4cs Miâf^ « -
Kous fait suivre son cha^ iii milieu de deux Rois*
D. Fe&nand.
Ma fille , ces tcaospor^s ont ^op de yioIfinç9^«. Quand on rend la justice on met tout ^ baUnce. , " On a tu^.ton pcre : il <^toit Tagrcsseur \ * Et la même (équité m'otdonne la douceur»
Avant que d^accuser ce que j*en fais paroître , •
Consulte^bim xx^ coQUi; * JU><li^u.<^^ ï^^^^i Et ta flamma^m ^cf€t » lead gr«B0s i mirRoir/* -
Dontfla.JËix^ui: camcrve un tel amant pous/toL;
Peut moi 1 mon «nneiôi i Tobjet de ma colère ! ' L*auteurde'f1iteirmà!Msii^ démon pcre !
De ma juste poursuite on fait si peu de cas,
Qu'oh mê txÈitt ôUi^r i en He m'écoiitànt paf ! Puisque vouir ïéiftset la jkttdce ï mes larmes » * ' Sire , permectcx-moi de recourir aux arni^ \ C*est7air'4â seuiement qu'il a su m^outrâger.
Et c'est aussi par-là que je me dois venger.
A tous vos Chevaliers îe demande sa tête;
Oui , qu*und*mriAe l'apporte , et fe^iâ sa conquête :
Qu'ils le combattent , Sire ; et , le combat fini ,
l'épouse le vainqueur , si Rodrigue est puni,
«ont votreâtttbrité «oufFrçz qu'on le publie^
T R A G>É II 9i
Cette vieille coummc, en ces lieux établie , • »
Sous^mileuriiepuak un injuste attenutf - ' * Des mdttears «o^ibattafis afibiblk un ltit« « Souvent de cet abus le suceis^^plorabk - Opprime J'ianmeiit» e^ «oiit»eoe>l9-eottpaUe«
7*«n dispense B<i4tîgue : il m'est trop précieux Tour l'exposer aux couê^ d'unsoc^ capricieux; fit, quoîH^is^ pu comoMtm un comral maigcaBiaaie»
Les Mores, en fuyant , ont emporte ion crinie»
TU D i & G V ^ •
Quoi l Ske, pour lui scul-irous xeimiii^ei dei Iqht
Qu'a vu toute ia Coui observe^: tant da.f^i^ i . / ,
Que croira votre peuple y .et 914e di«a l'envie $
SI sons votre . défense H mifnage sa vie ,
£t s*eu fait un prdtexte à i)e parpîue pas
Oh tous les gens d'honneur cherch^m^n.bMMr^pas ^
De pareilles faveurs terniroicnt trop sa gloire ;
52u'il goûte ,«sanscôugir> les kuits de sa victoire.
Le Comte eut de Taudace; iU*en:a su punir:
Il Ta fait en buvc homme» et ledoic maintenir.
Puisque vous le voulez , j'a!SQDCde.qn*il le fasse % Mais d'un guerrier vaincu nuH4 pi^^ndis^çns place » £t le prix que Chimene au vtinqiear a promis » De tous mes Chevaliers feroit ses ennemis. - L'opposer seul à tous sero4^ trop d'iqjustice } fisnfiitquNme {bit il entrerai» la 4ice«^ ^
.Choisis qui tu voudras , Chimene , et choisis bien |
Mais aptiaxefOQibat.tiedeqai^ :
K'excuset point par-là ceux que son bm étooMi Laissez un cbunp ouvert où n'entrera personni^ Après ce que Eodiigue a £nt vmr auÎQUcd*bui9 Quel courage assez vain s'oseroit prendre à lui ? . Qui se. hasàvdereit contre on tel adversaire î Qui seroitce vaillant , ou bién ce téméraire?
Mtes 'ouvrir le ^amp , vous Toyet rasMûHafitf
Je suis ce téméraire , ou plutôt ce vaillant*
( A Chimene» ) Accordez cette grnce à Tardeur qui me presse. Madame s vous savez quelle est votre promesse.
Chimene, remets-tu ta querelle en sa main?
BireiJePai pronfs. ' .
Soyez prêt à demain.
D* D'i s 6 VB« Kon , Sire , il ne faut pas difFérer davantage ; On est toujours tout pcftt quand on a du courage^
Sortir d'une bataille et combattre à l'instant l
Q. Disc tri.
Rodrigue a pris baleine eu vous la racontant.
D. EX&NAMD.
Du moins « une heure ou deux jeveux qu'il se délasse. Mais, de peur qu'en exemple un tel combat ne passe^ ^ouc témoigner à (oui <)U'i regret je permets
De moi , ni de ma Coui il n'aura la piv'sence»
iA Don Arias,) ^ Vous seul des combattans jugeret la vaillance : ▲jrez soin que tous 4ieux fassent ea ^cus d&cceuti £t, te combat fini, m'amenez te vainqueur.
<Juel qu'il soit, même prix est acquis à sa peine: Je le veux de ma main présenter à Chimene > £t que » poBT Itampense y IL reçoive* sa fgj.
Chimene.
Quai ! Sire > m'imposer une si rude loi 1
D. Fbrhahd* Tu t'en plains*, mais ton feu , loin d'avouer ta plainte t St Rodrigue est vainqueur ^ Taccepie sans contrainte* Cesse de murmurer cdntre Onarr6t si doux :' Qui que ce soit des deux, j'en ferai tou <^poux«
Fin qf^. quauicrjîc Actc^
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