‹ Chefd'œuvres de P. CorneilleChapitre 76 sur 92 · SCENE SEPTIEME · texte numérisé non relu

SCENE SEPTIEME

L'ua /chauffe mon caitt, Vautre retient mon bras*

Echauffer, est un verbe trop commun à toutes les deux

passions : Il en falloir un qui fût propre à la vengeance , et qui le distinguât de Tamour > et même le mot de jtamme qui suit,' semble le désirer plutôt pour la mat* tresse que pour le pere.

A mon aveuglement rende^un pende jour»

L'Observateur n*a pas bien, repris en cet endroit» pour ce que Ton peut dire l'aveuglement , pour lesprit ûyiUgU,

Je dois à ma mattresse , aussi-bien qu'à mon pere.

Je dois est trop vague : il devoir être déterminé i Quelque chose qui exprimât ce qu'il doit. •

Allons , mon ame,

L*Observatcur n'a pas eu raison de blâmer cette façon de parier , pour ce qu'elle est en usage , et que Ton parle souvent à soi , ens*adressant à une des principales parties

de soi-même , comme Vame et le ccxur.

Etpuisqu'il faut mourir, , .

Ces paroles ne sont pas une exdamadon, comme It remarque robscrvatcur i et ont un fort bon sens ,

puisqu'elles veulent dirfjiHe Bodûgoe étant réduifi.4

»i8 SENTIMENS

la nécessité de mourir, quoiqu'il pût arriver^ îl aime mieux moucic sans offensée Chimene , qu'après Tavoic offensée.

• ••••• Dont mon ame égarée,...

L'Observateur n'a pas bien repris ce mot égarée , qui n'est point inutile > marquant le trouble de Ifespriti

Allonf ^ mon trat^ ' ^ •••••••

L'Observateur devoit plutôt reprendre ; Allons ^ nu» iTds , c^w'allons , mon ame ; pour ce qu'encore que le bras se puisse quelquefois prendre pour la personne ^ il ne s'accorde pas bien avec aller.

< Dois-je pas d mon pere avant qu'à ma maîtresse f

Il £àt la même faute qu'auparavant > il devoit dcter-« miner ce qu'il devoit.

Je rendrai mon sang pur , comme je lai reçu»

L'Observateur n'a pas bien repris cet endroit ; car , métaphorrquement , le sang qui a été reçu des aveux » esc souiUàpaj: les mauvaises actions , et ce vers est fort

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