SCENE SEPTIEME
L'ua /chauffe mon caitt, Vautre retient mon bras*
Echauffer, est un verbe trop commun à toutes les deux
passions : Il en falloir un qui fût propre à la vengeance , et qui le distinguât de Tamour > et même le mot de jtamme qui suit,' semble le désirer plutôt pour la mat* tresse que pour le pere.
A mon aveuglement rende^un pende jour»
L'Observateur n*a pas bien, repris en cet endroit» pour ce que Ton peut dire l'aveuglement , pour lesprit ûyiUgU,
Je dois à ma mattresse , aussi-bien qu'à mon pere.
Je dois est trop vague : il devoir être déterminé i Quelque chose qui exprimât ce qu'il doit. •
Allons , mon ame,
L*Observatcur n'a pas eu raison de blâmer cette façon de parier , pour ce qu'elle est en usage , et que Ton parle souvent à soi , ens*adressant à une des principales parties
de soi-même , comme Vame et le ccxur.
Etpuisqu'il faut mourir, , .
Ces paroles ne sont pas une exdamadon, comme It remarque robscrvatcur i et ont un fort bon sens ,
puisqu'elles veulent dirfjiHe Bodûgoe étant réduifi.4
»i8 SENTIMENS
la nécessité de mourir, quoiqu'il pût arriver^ îl aime mieux moucic sans offensée Chimene , qu'après Tavoic offensée.
• ••••• Dont mon ame égarée,...
L'Observateur n'a pas bien repris ce mot égarée , qui n'est point inutile > marquant le trouble de Ifespriti
Allonf ^ mon trat^ ' ^ •••••••
L'Observateur devoit plutôt reprendre ; Allons ^ nu» iTds , c^w'allons , mon ame ; pour ce qu'encore que le bras se puisse quelquefois prendre pour la personne ^ il ne s'accorde pas bien avec aller.
< Dois-je pas d mon pere avant qu'à ma maîtresse f
Il £àt la même faute qu'auparavant > il devoit dcter-« miner ce qu'il devoit.
Je rendrai mon sang pur , comme je lai reçu»
L'Observateur n'a pas bien repris cet endroit ; car , métaphorrquement , le sang qui a été reçu des aveux » esc souiUàpaj: les mauvaises actions , et ce vers est fort