SUJET DU CID
sait que ce fameux Héros du onzième siècle > Roy^-Dias ^ ou Don Rodrigue » ëtoit fils de DoA Diego Laquez de Bivac » qui » pac sa naissance et ses qualités personnelles , obtint la .dignité de Goinrerneur de Tlufant , fils de D#ti Peidinand ^ piemier Roi de Castille. Don Go* niés 9 Comte de Gormas » autre Grand de cette Cour y et qui a en vain prétendu à la même dignité » cherche querelle \ Don Diegue , de ce qu'il l'a obtenue : il s'emporte m^e jusqu'à lai donner un soufflet ^ affront diâumiant » dont râge de Dîégo ne lui permet pas de se venger» Mais le fier Rodrigue prend la querelle de son pcre^ défie le Comte et le tiie. Avant cette querelle fatale , les deux rivaux de faveur étoient prêts de s'allier par l'hymen de leurs enfiins nni* ques. Rodrigue adoroit Chimcne 9 fille du Comte , et en ctoit tendrement aimé. Elle ne voit plus dans son amant que le meurtrier de son pere » et demande justice au Roi* f çidinand
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a une fille» Tlnfante Doue Um^ae, qui e^
amoureuse de Rodrigue 5 mais la distance de rang ne lui pennet pas de croire qu'elle pourra répouser* Cependant la désunion des deux fa* milles, rélévacion de DonDiegue et la valeur de Rodrigue lui donnent quelque espérance.
Une occasion s'offie à ce jeune Héros de se si« gnalec de manière à embarrasser le Roi sur le choix des récompenses. Les Mores » prêts à surprendre Séville 9 sans défense » sont repoussés pajc Rodrigue » qui les uille eu pièce , et fait , parmi eux » deux Rois prisonniers^ JTant de courage les étonne : accablés sous ses coups y ils radmirent , ils rappellent leur Cid $ surnom le plus glorieux de tous , qui signifie Seigneur ^ et que son Roi lui conserve. Mais Chimene poursuit toujours sa vengeance ^ et Ferdinand ne peut la Jui refuser , s'il ne se trouve un CbevaUer qui veuille attaquer le Cid et le combattre pour elle. Plusieurs se présentent. Don Sanche « depuis
long-rems son rival malheureux ^ demande et ob« tient cet honneur^ IL est vaincu , et Cbimene doit faire trêve à sa haine. Le Roi l'y exhorte : il l'engage même à donner la main à son amant ; ce qui détruit tout espoir dans Tame de Tinfante.
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