ACTE IV, SCÈNE IV. i6d
Il ne me souvient plus du nom de ton beau-père. Comiueut s'appelle-t-il ?
DORANTE
Il n'est pas ne'cpssaire ; Sons que vous vous donniez ces soucis superilus, En fermant le paquet j'écrirai le dessus.
Étant tout d'une main il sera plus honnête.
UORANTE, .1 jiarl le premier vers.
Ne lui pourrai-je ôter ce souci de la tête ? Votre main ou la mienne , il n'importe des deuï.
Ces nobles de province y sont uu peu fâcheux
DORANTE
Son père sait la cour.
GÉRONTE
Ne me fais plus attendre, Dis-moi. . . .
DORANTE, à part.
Que lui dirai] e ?
GÉRONTE
Il s'appelle ?
DORANTE
Pyrandre.
GÉRONTE
pyrandre ! tu m'as dit tantôt un autre nom ; C'étoit , je m'en souviens , oui , c'étoit Armédon.
p. Corneille. 2. l5
Oui , c'est là son nom propre , et l'autre d'iuie terre ; Jl portoit ce dernier quand il fut à la guerre, Et se sert si souvent de l'un et 1 autre nom , Que tantôt c'est Pyrandre , et tantôt Armédon.
&ÉRONTE.
C'est un abus commun qu'autorise l'usage , Et j'en usois ainsi du temps de mon jeune âge. Adieu : je vais e'crire.