TROUPE DE COUUTISANS.' AUGUSTE
\JuE cliacun se retire, et qu'aucun n'entre ici. Vous , Cinna , demeurez , et vous , Maxime , aussi.
I Tous je retirent, à la réserve de Cinna et de Maxime. ;
Cet empire absolu sur la terre et sur l'onde , » Ce pouvoir souverain que j'ai sur tout le inonde, Cette grandeur sans borne et cet illustre rang Qui m'a jadis coûte' tant de peine et de sang, Knfin tout ce qu'adore en ma haute fortune D'un courtisan flatteur la présence importune, N'est que de ces beaute's dont l'éclat éblouit, Et qu'on cesse d'aimer sitôt qu'on en jouit. L'ambition déplaît quand elle est assouvie , ^ D'une contraire ardeur son ardeur est suivie; Et comme notre espiit, jusqu'au dernier soupir, Toujours vers quelque objet pousse quelque désir, Il se ramène en soi , n'ayant plus oii se prendre, Kt, monté sur le faîte, il aspire à descendre, ^i J'ai souhaité l'empire, et j'y suis parvenu; IMais, en le souhaitant, je ne l'ai pas connu :