‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 145 sur 224 · ACTE I, SCÈNE III. ar · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. ar

Ne vous ait, saus rien dire , obligé de partir.

J*en veux pourtant, j'en veux, dans mon malheur

extrême, Entendre les raisons de votre bouche même.

Parlez donc, et sachons par où j*ai mérité Ce qu'ose contre moi votre infidélité.

DOn JUAV.

Si mon éloignement m'a fait croire infidèle, jTai mes raisons, madame; et voilà Sganarelle Qui vous dira pourquoi...

SGAITARBLLS.

Je le dirai ? Fort bien.

Il sait...

SGANARBLI.E.

Moi? s'il vous plaît, monsieur, je ne sais rien.

EL VIRE

Hé bien ! qu'il parle ; il faut souffrir tout pour vous plaire.

DON JUAN

Allons, parle à madame; il ne faut point se taire.

SGANARELI.E.

Tous vous moquez, monsieur.

E L V I a E , à Sganarelle.

Puisqn^on le veut ainsi ,

2i8 LE FESTIN DE PIERRE.

Approchez, et voyons ce mystère éclairci.

Quoi! tous deux interdits! Yslnae là pour confondre...

DON JUAlf.

Tu ne répondras pas ?

SGAVA11EI.LS.

Je n*ai rien à répondre.

DOK JUAN.

Veux-tu parler? te di»-je.

SaÂlfARBI.LB.

Hé bien ! allons tout doux.

Madame...

ELTIBE.

Quoi ?

SGAlTARXLliE, à don Juan.

Monsieur...

DON JUAHk

Redoute mon courroux.

SOANi.REi:.LB.

Madame , un autre monde , avec quelque autre chose, Comme les conquérants, Alexandre est la cause Qui nous a fait en hâte, et sans vous dire adieu , Décamper Tun et Tautre , et venir en ce lieu. Voilà pour vous , monsieur, tout ce que je puis faire.

BLVIRB.

Vous plait-il , don Juan, m'érlaircir ce mystère ?

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