‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 165 sur 224 · ACTE II, SCÈNE YIII. u · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE YIII. u

SCËN£ VIIL

Dow JUAN, MATHURINE, CHARLOTTE,

DOIT JUAir, dan* le fond da théitre.

D'où vient que Sganarelle est ici demeuré ?

8aAirAaBLi:.E.

Mon maître n'est qu*un fourbe , et tout ce qu*il débite Fadaise; il ne promet que pour aller plus vile. Parlant de mariage, il cherche à vous tromper , Il en épouse autant qu*il en peut attraper ;

( Apercerant don Jnan qai l'cGoute.) Et... Cela n'est pas vrai : si Ton vient vous le dire, Répondez hardiment qu'on se plaît à médire; Que mon maître n'est fourbe en aucune action. Qu'il n*épouse jamais qu'à bonne intention , Qu'il n abuse personne, et que s'il dit qu'il aime... Ah ! tenez, le voilà; sachez-le de lui-même.

DOIT JU AH, à Sganarelle.

Oui!

SGAITARBLLK.

Le monde est si plein, monsieur, de médisants ,

a54 LE FESTIN DE PIERRE.

Que, comme ou parle mal sur-tout des oourtisaus, Je leur laisois entendre à toutes deux, pour cause. Que , si quelqu'un de vous leur disoit quelque chose « Il ialloit n*en rien croire ; et que de suborneur.^

DOIT JUAN

Sganarelle!...

SGAXTARKLLK.

Oui, mon maître est un homme d*honneur^ Je le garantis tel.

DOH JUAN.

Hon!

SGjLHAaELLX.

Ce seront des bétes, Ceux qui tiendront de lui des discours mal-honnéles»

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