‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 188 sur 224 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

Don JUAN, SGANARELLE.

DOIT JUAlf.

CiESSs de raisonner sur une bagatelle :

Un faux rapport des yeux n^est pas chose nouvelle;

Et souvent il ne faut qu'une simple vapeur

Pour faire ce qu'en toi j 'imputois à la peur.

La vue en est troublée, et je tiens ridicule...

SGANARELLE

Quoi ! là-dessus encor vous êtes incrédule ?

Et ce que de nos yeux, de ces yeux que voilà , Tous deux nous avons vu , vous le démentez ? Ls , Traitez-moi d'ignorant, d'impertinent , de bêle, Il n'est rien de pluvvrai que ce sigue de tête ;

. ACTE IV, SCÈNE 1. ayâ

Et je De doute point que, pour vous converlir , Le ciel, qui de Teufer cherche à vous garantir, N'ait rendu tout expiées ce dernier témoignage.

DOH JUAN.

^coute. S'il t'échappe un seul mot davantage Sur tes moralités , je vais faire venir Quatre hommes des plus forts, te bien faire tenir, Afin qu'un nerf de bœuf à loisir te réponde.

M'entends-tu P dis.

Fort bien, monsieur, le mieux du monde:

Vous vous expliquez net ; c'est là ce qui me plaît. D'autres ont des détours , qu'on ne sait ce que c'est; Mais vous, en quatre mots vous vous faites entendre, Tous dites tout ; rien n'est si facile à comprendre.

DOBT JUAN

Qu'on me lisse diner le plus tôt qu'on pourra. Un siège.

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