ACTE IV, SCÈNE V
Si Dous Touloos passer pour leurs vrais descendants. Aiusi de ces héros ^ que nos histoires louent, Vous descendez eu vain, lorsqu'ils vous désavouent, Et que ce qu'ils ont fait et d'ilhistre et de grand N'a pu de votre cœur leur être un sûr garaut. Loin d'être de leur sang, loin que l'on vous en compte. L'éclat n'en rejaillit sur vous qu'à votre honte ; Et c'est comme un flambeau qui , devant vous porté. Fait de vos actions mieux voir l'indignité.
Enfin t si la noblesse est un précieux titre, Sachez que la vertu doit en être l'arbitre ; Qu'il n'est point de grands noms , qui sans elle obscuijKs...
noN juAir.
Monsieur, vous seriez mieux si vous parliez assis.
DOH LOUIS.
Je ne veux pas m'asseoir, insolent. J'ai beau dire , Ma remontrance est vaine, et tu n'en fais que rire. C'est trop : si jusqu'ici, dans mon cœur, malgré moi, La tendresse de père a combattu pour toi.
Je l'étouffé; aussi-bien il est temps que j'efface La honte de te voir déshonorer ma race ; Et qu'arrêtant le cours de tes dérèglements Je prévienne du ciel les justes châtiments :
J'en mourrai; mais je dois mon bras à sa colèrcr
3oo LE FESTIN DE PIERRE.