‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 206 sur 224 · ACTE IV, SCÈNE XIII. 3ar · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE XIII. 3ar

DON 3JJkV.

Hé?

SGANARSI.T.B.

Qu'on serve. Ah I bon , monsieur , courage I Grande chère, tandis que nous nous portons bien.

( 11 prend an morceau dans un des plats qn'on apporte , et le met dans sa bouche.)

DON JUAN

Quelle enflure est-ce là ? Parle, dis, q»*as-tu ?

SGANAIIBLI.E.

Rien.

DON JUAN

Attends, montre. Sa joue est toute contrefaite : C'est une fluxion ; qu'on cherche une lancette. Le pauvre garçon ! Vite ."il faut le secourir. Si cet abcès rentroit, il en pourroit mourir. Qu'on le perce, il est mûr. Ah l coquin que vous êtes, Vous osez donc.

SaANARBI.I.K.

Ma foi, sans chercher de défiutes.

Je voitlois voir, monsieur, si votre cuisinier N'avok point trop poivré ce ragoût : le dernier L'étoit en diable ; aussi vous n'en mangeâtes guère.

DON JUAN

Puisque la faim te presse, il faut la satisfaire^

Bas LE FESTIN DE PIERRE.

Fais-toi donner un siège, et mange aveoqne moi ; Aussi-bien, cela fait, j*aurai besoin de toi. Mets-toi là.

SOA.ir AaELLEfprenant nn siège.

Tolontiers, j'y tiendrai bien ma place, non JUÀN.

Mange donc.

SGAHARBLLB.

Vous serez content : de votre grâce, Tous m*avez fait partir sans déjeûner; ainsi J'ai l'appétit, monsieur, bien ouvert. Dieu merd.

DOH JVAir.

Je le vois.

SGl.irARBI.LB.

Quand j'ai faim , je mange comme tmte.

TÀtez-moi de cela, la sauce e^t excellente.

Si j'avois ce chapon , je le mè^erois loin.

( à La Violette , qui lai Teat donber une aseiette blao^.)

Tout doux, petit compère, il n'en est pas besoin; Rengainez. Vertubleu ! pour lever les assiettes. Vous êtes bien soigneux d'en présenter de nettes. Et vous, monsieur Picard, trêve de compliment. Je n*ai point encor soif.

DOIT JUAH.

Va, dine posément.

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