‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 209 sur 224 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Doit JUAN, LA STATUE du commamoeur, SGANARELLE, suite.

DOIT JUJLN.

( à sa suite.) ( an Commandeur.)

Uuéehaîse, un couvert. Je te suis redevable

( k S^anarelle.) D'être si ponctuel. Viens te remettre à table.

SGAirARELI.B.

J'ai mangé comme un chancre, et je n'ai plus de faim.

DOIT JUAN, aa Commandeur.

Si de t'avoir ici j'eusse été plus certain, Unrepas mieux réglé t'auroit marque mon zèle. A boire. A ta sauté, Commandeur. Sganarelle, Je te la porte : allons, qu'on lui donne du vin. Bois.

8GAZrAaEI.I.E.

Je ne bois jamais quand il est si matin.

DON JUAlf.

Chante; le Commandeur te voudra bien entendre.

SGANARELLE

Je suis trop enrhumé.

3a6 LE FESTIN DE PIERRE.

LA STATUE

Laisse-le s'en défendre.

C'en est assez, je suis content de ton repas ; Le temps fuit, la mort vient, et tu n'y penses pas.

Ces avertissements me sont peu nécessaires.

Chantons ; une autre fois nous parlerons d'affaires.

LJL STATUE.

Peut-être une autre fois tu le voudras trop tard: Mais puisque tu veux bien en courir le hasard ,' Dans mon tombeau , ce soir, à souper je Rengage. Promets-moi d*y venir ; auras-tu ce courage ?

DOIT JUAXr.

Oui ; Sganarelle et moi nous irons.

SGAITAaELLB.

Moi ! non pas.

DOIT JUAN

Poltron!

SGANARELLE

Jamais par jour je ne fais qu'un repas.

LA STATUE

Adieu.

DON JUAN

Jusqu'à ce soii*.

LA STATUE

Je t'attends.

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