‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 216 sur 224 · ACTE V, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IL

SGAirARELLB.

Seroit-oe là-bas, vers cet endroit sativafje ?

DON JUAH.

Peste soit du benêt avec son ermitage !

SGANARSLLK.

Pourquoi ? Frère Fftcôme est un homme de bien ; Et je crois qu^avec lui vous ne perdriez rien.

DOH JUAV,

Parbleu ! tu me ravis. Quoi ! tu me crois sincère Dans un conte forgé pour attraper mon père ?

SGA2fAaSI.LX.

Comment? vous ne... Monsieur, c'est... Où donc allons-nous?

DOV JUAN

La belle de tantôt m'a donné rendez-vous.

Yoici l'heure; et j'y vais; c'est là mon ermitage.

SGANARE]:.LE.

La retraite sera méritoire. Ah ! j'enrage.

DON JUAN

Elle est jolie, oui.

SGANARBLLE.

Mais l'aller chercher si loin ?

DON JUAN

Elle m'a touché l'ame; et, s'il étoit Ijesoin, Pour ne la manquer pas, j'irois jusques à Rome.

SGA.NARBIiI.E.

Belle conversion I Ah ! quel homme! quel homme ! Vous Tattendrez en vain, elle ne viendra pas.

DOH JUAN.

Je crois qu'elle viendra, moi.

SGAITARELLB.

Tant pis.

DON JUAN

En* tout cas, Ma peioe au rendez-vous ne sera point perdue: C'est où du Commandeur on a mis la statue; Il nous a conviés à souper: on verra Comment, s'il nous reçoit, il s'en acquittera.

SGANARSLX.B.

Souper avec un mort tué par vous ?

DON JUAN

N'importe ; J'ai promis : sur la peur ma promesse l'emporte.

SCANAEEIiLB.

Et si la belle vient, et se laisse emmener ?

DON JUAN

Oh ! ma foi , la statue ira se promener :

Je préfère à tout mort une jeuoe vivante.

SGANAREI.LB.

Mais voir une statue et mouvante et parlante^

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