‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 37 sur 224 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

AIVUNE, PIMTHOUS, NÉRINE.

PiaiTHOUS.

Par ce que je vous dis, ne croyez pas, madame ,

Que je veuille applaudir à sa nouvelle flamme.

Sachant ce qu*il devoit au généreux amour

Qui vous fit tout oser pour lui sauver le jour,

Je partageai dès-lors Theureuse destinée

Qu'à ses vœux les plus doux offrait votre hyménée;

Et je venois ici, plein de ressentiment ,

Rendre grâce à Tamante, en embrassant l'amant.

Jugez de ma surprise à le voir infidèle,

A voir que vers une autre une autre ardeur l'appelle.

Et qu'il ne m'atlendoit que pour vous annoncer

L'injustice où Tamour se plaît à le forcer.

ARIAKE,

£t ne devois-je pas, quoi quHl me fît entendre, Pénétrer les raisons qui vous faisoient attendre. Et juger qu'en un cœur épris d'un feu constant L'amour à l'amitié ne défère pas tant?

A^ ! quand il est ardent , qu'aisément il s abuse!

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