‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 59 sur 224 · ACTE V, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE I

irÉRINE.

On la nomme à cause qu*il la voit :

Mais qu*en pouvoir juger ? il voit Phèdre de môme ; Et cependant, madame, est-ce Phèdre qu^il aime ?

ARIAHB.

Que n*a-t-il pu Taimer ! Phèdre Tauroit connu , Et par là mon malheur eût été prévenu.

De sa flamme par elle aussitôt avertie.

Dans sa première ardeur je Taurois amortie.

Par où vaincre d'ailleurs les rebuts de ma sœur?

VÉHIKE.

En vain il auroit cru pouvoir toucher son cœur; Je le sais : mais enfin quand un amant sait plaire, Qui consent à Touir peut aimer et se taire.

ARIAVE.

Je soupçonnerois Phèdre, elle de qui les pleurs Sembloient en 8*emt)arquant présager nos malheurs ! Avant que la résoudre à seconder ma fuite,.

A quoi, pour la gagner, ne fus-je pas réduite! Combien de résistance et d'obstinés refus !

irÉRiirE.

Vous n*avez rien , madame, à craindre là-dessus. Je connois sa tendresse ; elle est pour vous si forte. Qu'elle mourroit plutôt...

8rt ARIANE.

ARIAKB.

Je veux la voir, nMmporte.

Ya, fais-lui promptement savoir que je Tattends ; Dis- lui que le sommeil Tarréte trop long-temps. Que je sens ma douleur croître par son absence. Quelle est heureuse, hélas ! dans son indifférence ! Son repos u*est troublé d'aucun mortel souci. Pirithoûs paroit; fais-la venir ici.

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