ACTE II, SCÈNE VII
La reine, qui se reud sans rien examiner.
Si vous y consentez, vous veut tout pardonner.
C'est vous qui, refusant...
LE COMTE D*£SSEX.
N'eu parlons plus, madame; Qui reçoit un pardon soufllre un soupçon in&me; Et j'ai le cœur trop haut pour pouvoir m'abaisser A l'indigne prière où Ton me veut forcer.
LA DITCHESSE.
Ah ! si de quelque espoir je pnis flatter ma peine , Je vois bien qu'il le faut mettre tout en la reine. Par de nouveaux efforts je veux encor pour vous Tâcher, malgré vous-même, à vaincre son couri'oux; Mais, si je n'obtiens rien, songez que votre vie. Depuis long-temps eu botte aux fureurs de Fenvie , Me coûte assez déjà pour ne mériter pas Que, cherchant à mourir, vous causiez mon trépas. C'est vous en dire trop. Adieu , comte.
LE COMTE d'eSSEX.
Ah! madame»
Après que vous avez désespéré ma flamme.
Par quels soins de mes jours... Quoi ! me quitter ainsi l