LE SAC DU PIED-GRIS
Un gentilhomme avait fort long-temps recherché une de moiselle du pays, sienne voisine, qui ne l'osa accommoder, ponrce que la eonnuotlilé ne s'y offrait pas, et que possib'e lorsqu'il le voulait, il y en avait quelqu'autre; et notez (lu'il
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n'y a que ces deux raisons qui empùclient les femmes... Un matin ce(t" demoiselle ayant aff;iirc on une sienne métairie, possible allail-elle \oir un de ses amis, passant fi travers ce jjois, L'Ile lut rencontrée de ce ^enlillionnue, <jui alhiit giboyer, et n'avait en main que son arquebuse. Le gentilhomme prit la renconlre et dit à celle-ci :
— Vraiment il y a assez long-temps que vous m'attermoyez; je vous prie que ce soit à cette heure; il y a toute occasion à propos.
— Hélas! lui dit-elle, que pensez-\ous faire? attendez à une autre fois. A celte-ci et à une autre tout sera bon. Mais quoi ! je me salirai toute.
Ce geiililliomme voit un pied-gris passant auprès d'eux, lequel avait un sac; il le prit et lui dit :
— Goujpère, attendez-moi.
Ayant ce sac, il le lui montra :
— \lh bien, lui dit-il, voila pour mettre sous vous.
Elle se voyant pressée, et qu'il fallait passer par là, en dépit qu elle le voulut l)ien, lui dit :
— La donc, dépéchez-vous, afin que le bon homme ait son sac.
Cela avint en Anjou en un bois qui est près de la Rochefonques.