PRUSIAS, ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE
PRUSIAS
Je ne puis plus douter , Seigneur, d'où vient le mal que je vois éclater : Ces mutins ont pour chefs les gens de Laodice.
FLAMINIUS
J'en avais soupçonné déjà son artifice.
ATTALE
Ainsi votre tendresse et VOS soins sont payés!
FLAMINIUS
Seigneur, il faut agir; et, si vous m'en croyez... SCÈNE IV.
PRUSrAS , ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE , CLÉONE.
CLÉONE
Tout est perdu , madame , à moins d'un prompt remède : Tout le peuple à grands cris demande Nicomède; Il commence lui-même à se faire raison , Et vient de déchirer Métrobate et Zenon.
ARSINOÉ
Il n'est donc plus à craindre , il a pris ses victimes : Sa fureur sur leur sang va consumer ses crimes ; Elle s'applaudira de cet illustre effet, Et croira Nicomède amplement satisfait.
FLAMINIUS
Si ce désordre était sans chefs et sans conduite , Je voudrais, comme vous, en craindre moins la suite; Le peuple par leur mort pourrait s'être adouci ; Mais un dessein formé ne tombe pas ainsi :
■2r,4 NICOMKDE.
Il suit toujours son but jusqu'à co qu'il Temporto; Le premier sang versé rend sa fureur plus forte; Il l'amorce, il l'acliarne, il en éteint l'horreur. Et ne lui laisse plus ni pitié ni terreur.