SCÈNE V
PERPENNA,ARISTIE, VIRIATE,AUFIUE, ARGAS,THAMIRE.
AUFIDE
Seigneur, Pompée est arrivé, Nos soldats mutinés , le peuple soulevé. La porte s'est ouverte à son nom, à son ombre. Nous n'avons point d'amis qui ne cèdent au noml>i-e : Antoine et Manlius déchirés par morceaux , Tout morts et tout sanglants, ont encor des bourreaux. (M\ cherche avec chaleur le reste des complices , Que lui-même il destine à de pareils supplices. Je défendais mon poste , il l'a soudain forcé , Et de sa propre main vous me voyez percé ; Maître absolu de tout, il change ici la garde. Pensez à vous . je meurs; la suite vous regarde.
311 SERTORIUS
ARISTIE
Ponr quelle heure, seigneur, faut-il se préparer A ce rare bonheur qu'il vient vous assurer? Avez-vous en vos mains un assez bon otage, Pour faire vos traités avec grand avantage?
PKRPKNJVA.
C'est prendre on ma faveur un peu trop de souci , Madame ; et j'ai de quoi le satisfaire ici.