ORONTE
Notre fuite, madame, est assez difficile :
J'ai vu des gens de guerrej£andus par la vjjle.
Si l'on veut votre perte, on vous fait observer;
Ou , s'il vous est permis encor de vous sauver, r'L'avis de Laonice est sans doute une adresse ; \ Fe^igiiant de vous servir, elle sert sa maîtresse . \ La reine , qui surtout craint de vous voir régner,
1 Vous donne ces terreurs pour vous faire éloigner :
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Et^)()ur rompre un hymen qu'avec peine elle endure ,
Elle en veut à vous-mômc imputer la rupture.
Elle obtiendra par vous le but de ses souhaits ,
Et vous accusera de violer la paix ;
Et le roi , plus piqué contre vous que contre elle ,
Vous voyant lui porter une guerre nouvelle,
Dlàniera vos frayeurs et nos légèretés.
D'avoir osé douter de la foi des traités;
Et peut-être, pressé des guerres d'Arménie ,
Vous laissera moquée, et la reine impunie.
A ces honteux moyens gardez de recourir. C'est ici qu'il vous faut ou régner ou périr. Le ciel pour vous ailleurs n'a point fait de couronne ; Et l'on s'en rend indigne alors qu'on rabandounc.
RODOGUNE
Ah! que de vos conseils j'aimerais la vigueur, Si nous avions la force égale à ce grand cœur ' ! Mais pourrons-nous braver une reine en colère Avec ce peu de gens que m'a laissés mon frère?