‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatique (volume 2)Chapitre 58 sur 201 · ACTE i, SCÈNE 111. m · texte numérisé non relu

ACTE i, SCÈNE 111. m

De ne pouvoir régner que par son alliance :

Sans prendre un nouveau droit du nom de son époux.

Ma naissance suffit pour rcccner après vous.

J'ai du cœur, et tiendrais l'empire même infâme

S'il fallait le tenir de la main d'une femme.

PUOCAS.

Eh bien ! elle mourra, tu n'en as pas besoin.

HÉRACLIUS

De vous-même, seigneur, daignez mieux prendre soin. Le peuple aime Maurice ; en perdre ce qui reste Nous rendrait ce tumulte au dernier point funeste '. Au nom d'Héraclius à demi soulevé , Vous verriez par sa mort le désordre achevé. Il vaut mieux la priver du rang qu'elle rejette, Faire régner une autre et la laisser sujette; Et d'un parti plus bas punissant son orgueil. . .

PHOCAS

Quand Maurice peut tout du creux de son cercueil,. A ce fils supposé , dont il me faut défendre , Tu parles d'ajouter un véritable gendre!

HÉUACLIUS.

Seigneur, j'ai des amis chez qui cette moitié..,

pnocAS.

A l'épreuve d'un sceptre il n'est point d'amitié , Point qui ne s'éblouisse à l'éclat de sa pompe , Point qu'après son hymen sa haine ne corrompe. Elle mourra, te dis-je.

PULCHÉRIE

Ah ! ne mempêchez pas De rejoindre les miens par un heureux trépas. La vapeur de mon sang ira grossir la foudre ^

' V \R. Peut rendre ce tumulte au tlernier \ioint funeste.

- Var. I.a v.ippur de mon sang ira grossir le foudre

Quo Dieu tient déjà prêt à le réduire en poudre.

!I2 HÉRACLIUS

Une Dieu tient déjà prête à le réduire en poudre;

Et ma mort, en servant de comtde ;\ tant d'iiorreurs...

PUOCAS.

Par ses remercimeiits juge de ses fureurs. J'ai prononcé l'arrêt, il faut que l'effet suive. Résous-la de t'aimer, si tu veux qu'elle vive ; Sinon, j'en jure encore, et ne t'écoute plus. Son trépas dès demain punira ses refus.

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