ACTE IV, SCKNK V. i.v
C'osl par mes seuls t()iis<Mls (ju'il xo\i\ pul»li<iii('nu'iil Mil prince Iléraclius faire le chfitiinent, Que sa milice éparsc à chaque coin des rues A laissé du palais les portes presque nues : Je puis en un moment m'y rendre le plus fort; Mes amis sont tout prêts : c'en est fait, il est mort; l^t j'userai si bien de l'accès qu'il me donne, (Ju'aux pieds d'Héraclius je mettrai sa couronne. Mais après mes desseins pleinement découveris, De grâce , faites-moi connaître qui je sers ; Et ne le cachez plus à ce cœur qui n'aspire Qu'à le rendre aujourd'hui maître de tout l'empire.
LÉONTINK.
Esprit lâche et grossier, quelle brutalité Te fait juger en moi tant de crédulité? Va, d'un piège si lourd l'appât est inutile, Traître; et si tu n'as point de ruse plus subtile...
EXUPKUE.
Je vous dis vrai, madame, et vous dirai de plus...
LÉONTINR.
Ne me fais point ici de contes superflus : b'effet â tes discours ôte toute croyance.
EXUPKRE.
Eh bien ! demeurez donc dans votre défiance. Je ne demande plus, et ne vous dis plus rien ; Gardez votre secret, je garderai le mien. Puisque je passe encorpour homme à vous séduira?, Venez dans la prison où je vais vous conduire : Si vous ne me croyez, craignez ce «pie je puis. Avant la fin du jour vous saurez (jui j»^ suis