HORACE, SABINE, CURIACE, CAMILLE
CURIACE
Dieux ! Sabine le suit ! Pour ébranler mon cœur, Est-ce peu de Camille? y joignez-vous ma sœur? Et, laissant à ses pleurs vaincre ce grand courage. L'amenez-vous ici chercher même avantage?
SABINE
Non, Jion, mon frère, non; je ne viens en ce lieu Que pour vous embrasser et pour vous dire adieu. Votre sang est trop bon , n'en craignez rien de lâche , Kien dont la fermeté de ces grands cœurs se fâche : Si ce malheur illustre ébranlait l'un de vous Je le désavouerais pour frère ou pour époux. Pourrai-je toutefois vous faire utn; prière Digne d'un tel époux, et digne d'un tel frère? Je veux d'un coup si noble ôter l'impiété, A l'honneur qui l'attend rendre sa pureté.