LE VIEIL HORACE, HORACE, CURIACE
Mon père, retenez des femmes qui s'emportent, Et, de grâce, empêchez surtout qu'elles ne sortent; Leur amour importun viendrait avec éclat Par des cris et des pleurs troubler notre combat ;
' Var. Et si notre faiblesse avait pu les changer,
Nous vous laissons ici pour les encourager.
Allons , ma sœur,, allons , ne perdons point de larnic^.
Et ce qu'elles nous sont ferait qu'avec justice On nous imputerait oe mauvais artifice; L'honneur d'un si beau choix serait trop acheté. Si l'on nous soupçonnait de quelque lâcheté.
LE VIEIL HORACE
J'en aurai soin. Allez ^ vos frères vous attendent; ^Ne pensez qu'aux devoirs que vos pays demandent.
CURIACE
Quel adieu vous dirai-je? et par quels compliments...
LE ^lEIL HORACE.
Ah! n'attendrissez point ici mes sentiments ; Pour vous encourager ma voix manque de termes ; Mon cœur ne forme point de pensers assez fermes; Moi-même en cet adieu j'ai les larmes aux yeux. Faites votre devoir, et laissez faire aux dieux.