LIVIE, AUGUSTE, CINNA EMILIE, FULVIE
LIVIE
Vous ne connaissez pas encor tous les complices; Votre Emilie en est, seigneur, et la voici.
CINNA
C'est elle-même, ô dieux!
AUGUSTE
Et toi . ma fille, aussi!
EMILIE
Oui, tout ce qu'il a fait, il Ta fait pour me plaire V, Et j'en étais, seigneur, la cause et le salaire.
Uuoi 1 l'amour qu'en ton cœur j'ai fait naître aujourd'hui T'emporte-t-il déjà jusqu'à mourir pour lui ! Ton âme à ses transports un peu trop s'abandonne, Et c'est trop tôt aimer l'amant que je te donne.
EMILIE
Cet amour qui m'expose à vos ressentiments
N'est point le prompt effet de vos commandements :
Cesflammesdansnoscœurssansvolre ordre étaient nées':
Et ce sont des secrets de plus de quatre années :
Mais, quoique je l'aimasse, et qu'il brûlât pour moi ,
Une haine plus forte à tous deux fit la loi ;
,!e ne voulus jamais lui donner d'espérance.
Qu'il ne m'eût de mon père assuré la vengeance ;
Je la lui fis jurer; il chercha des amis :
Le ciel rompt le succès que je m'étais promis,
Et je vous viens, seigneur, offrir une victime,
' Vau. Oui , seiRneur, du dessein jeu suis la seule eaus»- ;
C'est pour moi (ju'il eonspire, et e'est pour moi i|Uil ose. • \ \n. (:*s (lamiucs dans nos eo insdts l<»n;;tei!ips étaient n«'rs.