ACTE IV, SCÈNE V
Au'z ïœd sur le roi dans la chaleur des armes , Et conservez son sang pour épargner mes larmes,
ACIIORÉK.
Madame, assurez-vous qu'il ne peut y périr. Si mon zèle et mes soins peuvent le secourir '
' Var. Si mon zole et mos soins lo peuvent secourir.
ACTK C1>QI'1EMK.
SCÈNK I.
COR NKLll-^ . tenant une petite nm" on sa main : PHILIPPE. «.ORNKLIK.
Mes yeux, puis-je vous croire, et n'esi-Cf point un son,ij« Qui sur mes tristes vœux a formé ce mensonge? Te revois-je, Philippe? et cet époux si cher A-t-il reçu de toi les honneurs du bûcher? Cette urne cpie je tiens contient-elle sa cendre? - 0 vous, à ma douleur objet terrible et tendre. Éternel entretien de haine et de pitié , Reste du grand Pompée, écoulez sa moitié. N'attendez point de moi de regrets, ni de larmes : Un grand cœur à ses maux applique d'autres charmes. Les faiVdes déplaisirs s'amusent à parler. Et quiconque se plaint cherche à se consoler. Moi, je jure des dieux la puissance suprême, Et, pour dire encor plus, je jure par vous-même , ('.ar vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé Que le respect des dieux qui Font mal protège- : Je jure donc par vous, ô pitoyable reste, Ma divinité seule après ce coup funeste, Par vous, qui seul ici pouvez me soulager ' . De n'éteindre jamais Tardeur de le venger. Plolomée à César, par un lâche artifice, Uome, de ton Pompée a fait un sacrifice ; Et je n'entrerai ])oint dans tes murs désob- - ,
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ACTK V, SCKNK I. ■n\\
Que le prêtre et le dieu ne lui soient immolés. Kaites-m'en souvenir^ et soutenez ma haine, 0 cendres, mon espoir aussi bien que ma peine , Et, pour m'aider un jour à perdre son vainqueur, Versez dans tous les cœurs ce que ressent mon comii-.
Toi qui Tas honoré sur cette infâme rive n'une tlamme pieuse autant comme chétive , Dis-moi, quel bon démon a mis en ton pouvoir De rendre ;\ ce héros ce funèbre devoir?