ACTE I, SCÈNE V
Après ce passe-temps on dansa jusqu'au jour,
Dont le soleil jaloux avança le retour :
S'il eût pris notre avis , sa lumière importune ^
N'eût pas troublé sitôt ma petite fortune ;
Mais, n'étant pas d'humeur à suivre nos désirs,
Il sépara la troupe et finit nos plaisirs. / k^
ALaPPE.
Certes , vous avez grâce à conter ces merveilles ; Paris, tout grand qu'il est, en voit peu de pareilles.
DORANTE
J'avais été surpris ; et l'objet de mes vœux
Ne m'avait, tout au plus, donné qu'une heure ou deux.
PHILÏSTE.
Cependant l'ordre est rare, et la dépense belle.
U s'est fallu passer à cette bagatelle :
Alors que le temps presse, on n'a pas à choisir. ^
ALCIPPE
Adieu : nous nous verrons avec plus de loisir.
DORANTE
Faites état de moi.
ALCIPPE, àl'biliste, eu s'en allant.
Je meurs de jalousie !
PHlLISTE, à Alcippe.
5>ans raison toutefois votre âme en est saisie ; Les signes du festin ne s'accordent pas bien.
ALCIPPE , à Philiste,
Le lieu s'accorde, et l'heure : et le reste n'est rien.
Var. S'il eût pris notre avis , ou s'il eût craint ma haji'' Il ont autant tardé <|n'à la couflie d'Alcmène.