‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatiqueChapitre 317 sur 355 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

DORANTE, GLITON.

DORANTE

Que dis-tu de l'iiistoire, et de mon artifice?

Le l)on homme en tient-il? m'en suis-jebien tii<' '

Qiielfjue sot en ma place y serait demeuré;

Il eût perdu le temps à gémir et se plaindre,

El, malgré son amour, se fût laissé cuntiaindre.

' \ AB. DuiiC; pour -jauvcr iiia vie dvectjuc bon huiiiicur.

622 I fc^ MEiMEUR.

Oli ! l'utile sccrot que mentir à propos!

CLITON

Uuoi ! ce que vous disiez n'est pas vrai !

DORANTE

Pas deux mots, Et tu ne viens d'ouïr quun irait de gentillesse Pour eonserver mon ame et mon eœur à Luerèec.

CLITON

Quoi! la montre, Pépéc, avec le pistolet...

DORANTE

Industrie.

CLITON

Oblii;ez^ monsieur, votre valet.

Quand vous voudrezjouer de ces grands coups de maître^ Donnez-lui quelque signe à les pouvoir connaître ; Quoique bien averti, j'étais dans le panneau.

DORANTE

Va, n'appréhende pas d'y tomber de nouveau ; Tu seras de mon cœur l'unique secrétaire. Et de tous mes secrets le grand dépositaire.

CLITON

Avec ces qualités j'ose bien espérer Qu'assez malaisément je pourrai m'en parer. Mais parlons do vos feux. Certes cette nuùtrcsse...

Page 1