DORANTE, ALCIPPE, CLITON
ALCIPPE
J<.' te veux, cher ami, faire part de ma joif*. Je suis heiu'eux : mon père...
DORANTE
Eli bien?
Af.r.ippE.
Vieiil «r.inivi'i'
«.LH<».N, .. Doranlc.
OtU* pince, pour vous est coinmode à rêver.
ACTK IV, SCkiNK il. 545
uoRAiVn:.
Ta joie est peu commune, et pour revoir un père Un homme tel que nous ne se réjouit guère.
ALCIPPE
Un esprit que la joie entièrement saisit Présume qu'on Fentend au moindre mot qu'il dit K Sache donc que je touche à l'heureuse journée Qui doit avec Clarice unir ma destinée ; On attendait mon père afin de tout signer.
DORANTE
C'est ce que mon esprit ne pouvait deviner; Mais je m'en réjouis. Tu vas entrer chez elle?
ALCIPPE
Oui, je lui vais porter cette heureuse nouvelle ; Et je t'en ai voulu faire part en passant.
DORANTE
Tu t'acquiers d'autant plus un cœur reconnaissant. Enfin donc ton amour ne craint plus de disgrâce?
ALCIPPE
Cependant qu'au logis mon père se délasse. J'ai voulu par devoir prendre l'heure du sien.
GLITON, à Dorante.
Les gens que vous tuez se portent assez bien.
ALCIPPE
Je n'ai de part ni d'autre aucune défiance : Excuse d'un amant la juste impatience.
Adieu.
DORANTE
Le ciel te donne un hymen sans souci !
' Vah. Croit quon doive entendre au moindre mot t|u'il dit.
CORNEII.LK. - T. I.
Ô4(i I.K AlKiNTlUK.