SCÈNE L
GÉRO.NTE, ARGANTE.
AaC.VNTE.
La suite d'un procès est un fâcheux martyre.
GiiaoNTi-.
Vu ce (|ue je vous suis , vous n'aviez iju'à m'écrire , Et demeurer chez vous en rejKJS à Poitiers; J'aurais sollicité pour vous en ces (juartiers. Le voyage est trop long , et , dans l'âge où vous êtes , La sanlé s'intéresse aux efforts que vous faites. Mais , puistpie vous voici , je veux vous faire voir ^Et si j'ai d(;8 amis, et si j'ai du pouvoir. Faites-moi la faveur cependant de m'apprendrc.
\UG.\>TK.
GEBONTE.
Un de vos cilovpns ,
ARCAME.
CIRONTE.
ARGiNTK.
r.KIlOM K.
(:<,'tte rare be.nilé (|n'iri mêmes on prise
ACTK V, SCENE ï. ôGl
Vous avez feuilleté le Digeste à Poitiers, Et vu, comme mon lils, les gens de ces quartiers : Ainsi vous me pouvez facilejnent apprendre Quelle est et la famille et le bien de PjTandre.
PHILISTE
Quel est-il, ce Pyraiidre?
GKUOXTE.
Un de leurs citoyens :
Noble, à ce qu'on m'a dit, mais un peu mal en biens.
PHILISTE
11 n'est dans tout Poitiers bourgeois ni gentilhomme
Vous connaUroz le nom de cet objrt charmant . Qui de votre Poitiers est Tunique ornement.
ÀBG4KTE.
GÉBONTE.
ARCANTE.
Quelque envieux sans doute avec cette chimère
A voulu mettre mal le fils avec le pure ;
Et l'histoire , et les noms , tout n'est qu'imaginaire.
Pour tomljer dans ce piège, il était trop bien né *,
Il avait trop de sens et trop de prévoyance.
A de si faux rap])orts donnez moins de croyance
GÉBONTE.
C'est ce que toutefois j'ai peine à concevoir :
Celui dont je le tiens disait le bien savoir.
Et je tenais la chose assez indifférente.
Mais dans votre Poitiers quel bruit avait Dorante '