‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 143 sur 228 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

A qui mieux en viendroit à bout.

Pour le faire à leur badinage L'une et l'autre n'oublioif rien :

La vieille souhaitoit qu'il parût de son âjje , La jeune auroit voulu qu'il eût été du sien.

Tous les matins , sous un prétexte honnête De montrer leur amour par de petits devoirs , Chacune, en le peignant, arrachoit de sa tête, L'une les cheveux blancs, l'autre les cheveux noirs Enfin, chauve et pelé, sa présence importune

Le rendit par-tout odieux.

Pour combler un hymen de joie et de fortune , Il faut l'assortir un peu mieux :

Il étoit trop jeune pour l'une , Et pour l'autre il étoit trop vieux.

Monsieur le gouverneur, vous me devez entendre.

LÉARQUE.

J'accepte avec plaisir Agénor pour mon gendre : Votre approbation en augmente le prix.

AGÉNOR

Je ne puis dire un mot , taat vous m'avez surpris ! Monsieur, c'est justement que chacun vous renomme : Je doute que la terre ait un plus honnête homme.

EDPHR0SINE,à ÉsopC.

Vous voyez mes raisons pour ne vous point aimer; Mais je n'en ai pas moins pour vous bien estimer : Je m'en fais un devoir que rien ne peut enfreindre.

ÉSOPE, à Doris.

Vous qui du cliat-huant n'ave?, plus rien à craindre,.

BORIS

Oh ! monsieur, contre moi n'ayez point de courroux ; Tout le monde eût pensé ce que j'ai dit de vous.

ÉSOPE

Fort bien ! c'est s'excuser d'une belle manière î N'importe, oublions tout ; rendons la joie entière.

( aux deux amants. ) Loin de mettre un obstacle à vos justes désirs. Je veux faire aux chagrins succéder les picdsirs : C'est en ami sincère à quoi je m'étudie. Commençons dès ce soir par voir la comédie j Et , pendant la faveur dont m'honore le roi , Qu'aucun, avec raison, ne se plaigne de moi.

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