‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 157 sur 228 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

Pardon; j'ai le malheur d'être un peu trop sincère.

ARSINOÉ

Est-il une vertu qui soit plus nécessaire?

Plût au ciel qu'à la cour chacun vous ressemblât,

Et que ce fût ainsi que le monde y pariât!

Je vous trouve si juste en tout ce que vous faites.

Vertu sublime et rare en la place où vous êtes,

Que , pour vous faire voir quelle foi j'ai pour vous ,

Je vous laisse le soin de choisir mon époux.

A ce que vous ferez je suis prête à souscrire.

Après cette assurance, adieu; je me retire.

Songez à votre fable en faisant un tel choix.

ÉSOPE

Oui, madame; et de plus à ce que je vous dois.

LAÏs, à Esope.

Comme il s'en faut beaucoup que je ne sois si belle , Aussi ne suis-je pas si difficile qu'elle. En lui cherchant sou fait, si vous trouviez le mien. Vous n obligeriez pas une ingrate.

ÉSOPE

Fort bien.

{Arsinoè et Laïs sortent.)

Page 1