ACTE II, SCÈNE II. aStj
Pour contenter le peuple et le roi de Phrygie , Accordez-lui la paix, sans épouser Argie. Vous auriez, elle et vous, des chagrins infinis ; Vos états seroient joints, et vos cœurs désunis. Jamais félicité n'eût été plus parfaite Que le bonheur du coq, s'il eût eu sa poulette. Sans cesse de l'hymen il se seroit loué, Comme fera Crésus avec Arsinoé.
Sa vertu vous répond d'un bonheur infaillible.
CRÉSUS
Que tu me touches bien par où je suis sensible ! Pressé par tes raisons , je vais mettre à ses pieds Tout ce qu'a d'éclatant le trône où je me sieds, Et lui faire savoir, par un récit fidèle. Avec quelle chaleur tu m'as parlé pour elle.
(Il sort.)