‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 6 sur 228 · ACTE I, SCÈNE I. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I. i

Enfin , pour être fou , j'entends fou confirme , A l'envi l'un de l'autre on veut être imprimé. As-tu chez le libraire appris quelques nouvelles?

MERLIN

Oui , monsieur.

ORONTE

Et de qui?

MERLIN

D'un commis des gabelles , Qui n'ayant pas trouvé ses profits assez grands A fait un petit vol de deux cent mille francs. Qui pourroit de sa route avoir un sûr mémoire Auroit, pour droit d'avis, mille louis pour boire. Voyez.

{Il donne un papier à Urontc.)

Mille louis? C'est un homme jierdu.

MERLIN

l'iùt à Dieu les avoir, et qu'il fût bien pendu !

ORONTE

Cela, qu'est-ce?

MERLIN

Un portrait d'une jeune duchesse Qui se fait distinguer par sa délicatesse. Un pli qui par hasard est resté dans ses draps Lui semble un guet-apens jwur lui meurtrir les bras : Il n'est point de repas qui pour elle ait des charmes, Si l'on met de travers l'écusson de ses armes : Qui lui porte un bouillon trop doux ou trop salé D'auprès de sa personne est sûr d'être exilé :

i6 LE MEKCURE GALANT.

Et même elle refuse, étaut fort enrhumée, De prendre uu lavement lorsqu'il sent la fumée. Mais, chut! Un gentilhomme entre ici.

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