ACTE I, SCÈNE IV
CI D A LISE
Ce n'est pas une cons«p'quence.
M ART H ON
Mais n'est-ce pas dans les affaires que l'on s'enrichit?
CI DALI SE
Ordinairement. •
MARTHO::».
Allez, allez, madame, il sera bientôt noble. Le nom chan(?[é fait tout : au lieu de Basset , monsieur le marquis. Acheter une charge, répandre deux milliers de pistoles à prêter à propos ; il trouvera des amis et des parents à la courmêm.e. Son père l'a fait riche ; il fera son père gentilhomme. La plume usurpe la noblesse aussi bien que l'épée.
C IDA LISE
Quoi qu'il en soit , Marthon . je ne serai jamais la femme de monsieur Basset , sous quelque nom ni quelque qualité que ce soit.
MARTHON.
Pourquoi le lui prometlez-vous? Ah ! vraiment, je l'avois oublié. Les mille pistoles qu'il vous envoya hier dévoient bien m'en faire souvenir.
cm ALISE.
En vérité, c'est l'homme le plus obligeant que
je connoisse. Il fit cela de !a meilleure gracë du
monde; et sans lui en vérité je ne sais ce que je ferois, tout mon bien étant saisi comme il est.
MAP. THON
Enfin donc, madame, la roture de monsieur Basset et la robe de monsieur Durcet vous déterminent en faveur d'Eraste.