ACTE I, SCENE XVI
je suis plénipotentiaire absolu : tu n'as qu'à dire.
M A p. THON.
Tu ne dis que des sottises; tais-»oi. J'ai oublié de lui demander les lettres de ma maîtresse.
PASQUIN
Je suis ici resté pour te redemander celles de mon maître.
Je crois que j'ai les siennes ici.
PASQUI>'.
Je pense avoir celles de ta maîtresse aussi.
{Ils se remettent mutuellement un paquet de
lettres. )
M ART H ON
N'as-tu plus rien à me dire?
PASQUIN
N'as-tu plus rien à me faire savoir?
M ARTIiO>\
J'ai, ce me semble, encore quelque chose à te donner.
PASQU1>'.
J'ai , si je ne me trompe , quelque chose encore à te rendre.
MARTHON.
Non; je m'abuse. Mais rends-moi ce que tu veux dire.
PA5QUIN
Non, je revois, Marthou; je n'ai plus rien à te donner.
MAP, THO>'
Que parles-tu là d'un cachet?
Que murmures-tu d'une bague?
Ah! vraiment, je m'en ressouviens. Tiens, tiens, Pasquin , voici...
PASQT71N.
Ah! je m'en ressouviens aussi. Tiens, tiens, Marthon, voilà...
On m'a chargée de remettre ceci entre tes mains. (Elle rend un pofte-lettre.)
PASQU1>'.
J'ai ordre de remettre ceci entre les tiennes. (// rend un bracelet de cheveux.)
MARTHON.
Ce n'est point là le cachet.
PASQUIS.
Ce n'est point là la bague.
MARTHON.
Peste soit du fripon !
Friponne toi-même ! Que veux-tu dire ? Rends-