ACTE IV, SCÈNE IV. 27r
faire comparaison avec un homme comme moi? M A R T H o >' , bjàs , à M. Durcet, Ah ! monsieur. . .
M. BASSET
Je serai, quand je voudrai, ce que vous êtes, et vous ne serez jamais ce que je suis. MAP.THOX, bas, a M. Basset.
Taisez-vous doue.
M. DURCET.
Vous seriez un illustre suppôt de Thémis.
MARTHON.
Oh! querellez -vous bien fort; je vais vous écouter.
M. BASSET
Thémis ! Thémis ! Il ne faut point parler latin pour me dire des injures : parlez, parlez françois seulement, et vous verrez que je vous répondrai fort juste.
M. DURCET.
Le peu de soin que l'on a pris de votre éducation nous marque bien le lieu d'où vous sortez.
M. BASSET
Vous n'êtes guère obligé aux soins que l'on a pris pour vous; car je vous jure qu'il n'y paroît point du tout.
M. DURCET.
Ma charge dément ce que vous dites.
M. BASSET
Vous fûtes bien servi, monsieur Durcet; un perroquet eu auroit fait autant, si on l'avoit interrogé comme vous.
M. DURCET.
Vous en savez beaucoup pour un financier!
Vous avez envie d'être de la robe?
M. "BASSET
Assez d'habiles gens la portent sans moi.
M. DIRCET.
Vous faites bien de mépriser ce que vous ne sauriez prétendre.
M. BASSET
Avec de l'argent on fait tout. Si l'on y regardoit de si près , croyez-moi, vous ne seriez pas ofBcier.
M. DURCET.
A(Jieu, monsieur Basset. Vous aurez quelque jour besoin de nous.
M. BASSET
Adieu, monsieur Durcet. Quand j'en aurai besoin , ceux qui méritent de porter le nom que vous usurpez me rendront justice; et je sais comme il faut gagner tous ceux qui vous ressemblent.