SCÈNE Vil
D AMIS, CID ALISE, CÉPHISE,LUCILE, MARTHON, ÉRASTE, LE COMTE, LE PETIT CHEVALIER, PASQUIN.
( Dam is frappe à la porte. )
LUCILE
On frappe à la porte.
M A R T H o N , à C'idalise.
Madame, c'est votre oncle.
c I n A L I s E , a Céphise.
Madame, voyez; c'est à présent votre affaire : empêchez-le d'entrer, si vous pouvez.
c ÉPHISE.
Ne remuez point, tous; ne faites point de bruit; cachez les flambeaux.
(^Pasquin met les bougies sous la table.) QÉPHiSE va à la porte.
Qui est là?
D AMIS, de dehors.
Est-ce vous, ma femme?
CÉPHISE
Est-ce vous, monsieur?
n A M I s , de dehors.
C'est moi-même, ouvrez.
3i4 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE.
CÉPHISE
Avez-vous là de la lumière?
D A M 1 s , t/e dehors.
Oui.
Éteignez-la.
n A M 1 s , de dehors.
Eh! pourquoi?
CÉPHISE
Éteignez-la, vous dis-je.
D A M I s , de dehors.
Elle est éteinte.
CÉPHISE, ayant ouvert la porte , le fait entrer. Donnez-moi la main. Que venez-vous faire ici?
DAMIS
Qu'y venez-vous faire vous-même?
CÉPHISE
Monsieur Durcet me vient d'envoyerdire qu'on se préparoit à faire médianocheici, et qu'Éraste, et d'autres encore, dévoient s'y trouver.
DAMIS
Monsieur Basset m'a fait dire la même chose.
CÉPHISE
Cela n'est pas vrai cependant : il y a près d'une demi-heure que je suis ici, je n'entends rien.
DAMIS
Et comment y êtes-vous entrée ?