‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 229 sur 288 · CARI · texte numérisé non relu

CARI

Que puis-je souhaiter quand je perds Philumène ?

BYREHIE.

Eh! ne feriez- vous pas, avec bien moins de peine, Un effort pour chasser ce malheureux: amour ! Que d'en parler sans cesse, et la nuit et le jour? Sans relâche, attentif au feu qui vous dévore , Par de pareils discours vous l'irritez encore.

CARIN

Hélas ! qu'il t'est aisé , dans un profond repos. De vouloir apporter du remède à mes maux!

BYRRHIE.

Je vous dirai pourtant...

c A R I N , l'interrompant.

Ah! laisse-moi, Byrrhie; Un semblable discours me fatigue et m'ennuie.

BYRRHIE.

Vous ferez là-dessus tout ce qu'il vous plaira.

CARIN

Paraphile de mon sort lui seul décidera.

H faut tout employer, avant que je périsse :

Il se rendra peut-être à mes désirs propice.

Je vais lui découvrir l'excès de mes tourments;

Et s'il n'est pas touché des peines que je sens ,

Pour quelque temps, au moins, j'obtiendrai qu'il diffère

Un hymen que je crains et qui me désespère.

Pendant ce temps il peut arriver... que sait-on?

BYRRHIE.

Il ne peut désormais arriver rien de bon.

c A R I N , apercevant Parnphile.

Je vois PampLile... O ciel, coascille-moi , Byrrhie- L'aborderai-je, ou non?

BV RRHIE.

Contentez votre envie.

Découvrez-lui l'état où l'amour \ous a mis. Peut-être craiudra-t-il quehjue chose de pis.

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