‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 234 sur 288 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

tt, malgré le grand froid, ronfloit avec plaisir. J'en tressaille.

PAMPHILE

Poursuis.

D A VE

Cette maison m'étonne ^ D'où personne ne sort, où n'aborde personne, Où je ne vois amis, parentes, ui parents, Ni meubles somptueux, ni riches vêtements; Où l'on ne parle point de musique, de danse.

PAMPHILE

Ah ! Dave.

D A VE

Cet hymen a-t-il de l'apparence?

PAMPHILE

Je ne sais que penser.

DAVE

Que me dites-vous là?

C'est très certainement un conte que cela. Je fais plus. A l'instant j'entre dans la cuisine : Je n'y vois qu'un poulet d'a-sez mauvaise mine, Un seul petit poisson , qui dans l'eau bcirbotoit, Un cuisinier transi, qui dans ses mains souffloit.

CAR IN

Dave, tu me parois comme un dieu tutélaire : Je retrouve en toi seul un protecteur, un père.

DAVE

Eh! vous n'en êtes pas encore oii vous pensez

CARix, montrant Pamphile.

Il n'épousera point Phiiumène?

36o L'ANDRIENNE.

Est-ce assez?

Dites-moi, s'il vous plaît, est-ce ainsi qu'où raisonne? Parce qu'il ne l'a point, faut-il qu'il vous la donne? Ne tardez pas, allez , employez vos amis; Montrez-vous caressant, obligeant et soumis.

CARIN

Va, je n'oublierai rien. Je ferois plus encore Pour posséder un jour la beauté que j'adore.

( // s'en va. )

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