ACTE II, SCENE VII
SI MOX
Voyons.
DAVE
Je u'ouvre pas la bouche.
SIM ON
Tant mieux.
DAVE
Et me voilà, monsieur, comme une souche. SIMON , levant son bâton.
Et moi, si je t'entends, je ne manquerai pas Du bâton que voici de te casser les bras. Or sus, puis-je espérer qu'aujourd'hui, sans contrainte, La vérité pourra, sans recevoir d'atteinte, Une fois seulement de ta bou. :he sortir ?
DAVE
Qui voudroit devant vous s'exposer à mentir?
SIMON
Ecoute, il n'est pas bou de me faire la nique.
DAVE
Je ne le sais que trop ; qui s'v frotte s'v pique.
SIMON
Oh bien ! cela conté, comme tu me le dis, Cet hymen ne fait-il nulle peine à mon fils ? ]N'as-tu point remarqué quelque trouble en son ame, A cause de l'amour qu'il a pour cette femme?
DAVE
Qui, lui? Voilà, ma foi 1 de plaisantes amours!
Ce trouble sera donc de trois ou quatre jours?
Puis, ne savez-vous pas qu'ils sont brouillés ensemble?
370 L'ANDRIKNNff.
SIMON
Brouillés?
DA VE
Je vous l'ai dit.
SIMON
Non , à ce qu'il me semble.
Oh bien ! tout va, vous clis-je, au gré de vos souhaits. Ils sont brouillés, brouillés, à ne se voir jamais. Vous voyez qu'à vous plaire il fait tout sou possible : De l'état de son cœur c'est la preuve sensible.
SIMON
Il est vrai que j'ai lieu d'en être fort content; Mais il m'a paru triste , embarrassé, pourtant.
DAVE
Ma foi ! je ne puis plus le cacher davantage.
Je crois que vous verriez au travers d'un nuage.
SIMON
Eh bien?
DAVE
V^ous l'avez dit , il est un peu chagrin.
SI MON
Tu vois. .
T>\\v., l'interrompant.
Peste! je vois que vous êtes bien fin.
SIMON
Uis-moi donc.
DAVE, hésitant.
Oe n'est rien... c'est une bagatelle...