ACTE III, SCÈNE V. 38i
Nous sorames de la voir dans une impatience...
SIMON, l'interrompant.
Va, Dave, elle y sera plus tôt que l'on ne pense.
D A VE
Elle n'y peut venir assez tôt.
Je le croi.
EtPamphile?
DAVE
Il l'attend plus ardemment que moi
SIMON, toussant.
Hem , hem, hem!
DAVE
Vous toussez?
Ce n'est rien.
DAVE
Je l'espère.
Tous ces petits enfants, dont vous serez grand-père, Auront besoin de vous. Cela donne à rêver; Et pour eux et pour nous il faut vous conserver.
SIMON
Que fait mon fils?
D AVE.-
Il court, il arrange, il ordonne, Et se donne, ma foi , plus de soin que personne.
SIMON
Mais encor, que dit-il?
DAVE
Ph! vraiment, ce qu'il dit?...
Je crois qu'à tous moments il va perdre l'esprit.
SIMON
Eh ! comment donc cela?
DA VE
Son ame impatiente Ne sauroit supporter une si longue attente.
SIMON, toussant encore.
Hem, hem!
D A VE
Mais cependant ce rhume est obstiné.
SI MON
Un peu de mouvement que je me suis donné... Laissons... Il parle donc souvent de Philumène?
DA VE
C'est son petit bouchon , sa princesse, sa reine.
SIMON
Cela me fait plaisir.
D A VE, riant.
Et le pauvre garçon A déjà composé pour elle une chanson.
SIMON
Je pense que tu ris?
DAV£.
Il faut bien que je rie; Je n'ai jamais été plus joyeux de ma vie.
SIMON
Dave , il faut maintenant t'avouer mon secret. J'avois toujours de toi craint quelque mauvais trait, Et l'amour de mon fils avec cette étrangère Me rendoit défiant; je ne puis plus le taire.