SCÈNE VIII
PAMPHII.E, DAVE.
PAMPHlLE,à part , satis voir d'abord Dave. Où trouverai-je donc ce scélérat, ce traître?
DAVE, à part.
Je me meurs !
PAMPHiLE, à part.
A mes yeux osera-t-il paroître?
Des rigueurs du destin je n'ose murmurer ; Des conseils d'un maraud que pouvois-je espérer? Mais il partagera le tourment que j'endure.
DAVE, à part.
Si j^ puis échapper d'une telle aventure. Je ne dois désormais plus craindre pour mes jours.
PAMPHILE, à part.
Que dirai-je à mon père?... Il n'est plus de secours. Moi qui lui paroissois rempli d'obéissance, De changer à ses yeux aurai-je l'insolence? Que faire?... Je ne sais.
DAVE, à part.
'Si moi, de par les dieux!...
Et cependant en vain j'y rêve de mon mieux.
PAMPHILE, apercevant Dave.
Ah ! c'est vous?
D AVE, à part.
Il me voit.
PAMPHILE
Effronté ! misérable !
Eh bien! où me réduit ton conseil détestable? Dans quel abyme affreux ..
DAVE, l'interrompant.
Je vous en tirerai.
PAMPHILE
Tu m'en retireras?
DAVE
Ou bien j'y périrai.
PAMPHILE
Oui , comme tu l'as fait, double chien! tout-à-l'heure.
DAVE
Non, je m'y prendrai mi.rux. Pamphile, que je meure!
PAMPHILE
Quoi donc! je me firrois encore à toi, bourreau! A toi qui mas tendu cet horrible panneau? Ke l'avois-je pas dit qu'il valoit mieux se taire?
DAVE
Oui , vous me l'avie? dit.
P AM PHILE
Que te faut-il doue faire?
DAVE
Me pendre. Mais, avant cette exécution ,