CRITON, DAVE
CR ITON , à part.
Perdrai-je à la chercher bien des pas et du temps?
DAVE, à part, en apercevant Criton.
Voici quelque étranger.
CRITON, à part.
Oui , c'est dans cette place.
DAVE, à part.
A qui donc en veut-il?
CRITOX.
Me ferez-vous la grâce De vouloir, s'il vous plaît, m'enseigner le logis
3i)8 L'ANDRIENNE.
De Glicérie, ou bien de la sœur de Chrysis?
UAVE, lui montrant la maison oit demeure Glicérie. Vous voilà maintenant, monsieur, devant sa porte. Pour Chrysis , vous savez...
c R I T o N , l'interrompant.
Oui , je sais qu elle est moi Vous la connoissiez donc?
DAVE
Si je la connoissois ?
J'étois son serviteur, monsieur, et 1 honorois Comme elle mëritoit.
CRITOX.
Elle étoit Andrieune.
DAV E.
Je le sais.
CRITOX.
Et, de plus, ma cousine germaine; Et je viens , tout exprès , prendre possession De ce qui m'appartient de sa succession : Car j'ai lieu d'espérer que déjà Glicérie, Rendue heureusement au sein de sa patrie, A recouvré son bien et ses parents aussi.
DAVE
Elle est comme elle étoit en arrivant ici,
Sans parents et sans bien, monsieur, je vous le jure
CRITON
Ah! que j'en suis fâché!... La pauvre créature!... Si j'eusse .•su cela, loin de partir li'Andros , J'y scrois demeuré, chez moi, bien en repos. Teut le inonde la croit la sœur de ma parente;